Les enjeux fiscaux uniques d'un entrepreneur québécois
Si vous opérez via une SPCC au Québec, vous naviguez dans un système fiscal à plusieurs étages. Le taux corporatif réduit (DPE) est l'attrait principal, mais il vient avec des conditions : la fameuse règle des 5 500 heures rémunérées au Québec, le plafond de 50 000 $ de revenu passif avant réduction de la DPE, et le mécanisme de l'IMRTD (impôt en main remboursable au titre de dividendes) sur les revenus de placement.
Côté rémunération, le choix entre salaire et dividendes a des conséquences sur 30+ ans : droits REER, RRQ, RQAP, possibilité d'hypothèque, fractionnement avec conjoint, récupération de la PSV à la retraite. La majorité des conseillers recommandent un mix calculé annuellement avec le comptable.
Pour les travailleurs autonomes non incorporés, la logique est différente : tout passe directement par votre déclaration personnelle, avec déductions des dépenses d'entreprise. À mesure que le revenu grandit (~120 000 $ + de revenu net), l'incorporation devient typiquement avantageuse. Notre estimateur d'impôt Québec aide à comparer les deux scénarios.